les deux georges

Les mêmes initiales pour deux hommes apparemment très distants.

Brassens a cultivé son jardin, Bernanos labouré la terre.

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Ça fleure chez l’un la sciure et le copeau du luthier, chez l’autre le métal incandescent du haut-fourneau, la corde qui vibre et la lame qui n’oscille jamais, le roseau et le chêne, les rides d’un lac d’eau douce et de sacrées lames d’océan.

Mais le scepticisme de l’un et la foi de l’autre se rejoignent dans leur même absence d’illusion sur la nature humaine. Et pour cette raison le même refus forcené de se laisser embrigader.

Le constat lucide chez Brassens, l’espérance invincible chez Bernanos, que la beauté qui sauve le monde n’est pas vraiment de ce monde.

L’habitant qui œuvre malgré tout à en semer quelques graines et l’habité qui déverse en torrent leur eau d’irrigation.

« La prière est en somme la seule révolte qui se tienne debout » (Bernanos).

Les chansons de Brassens ne sont que cela : des prières aux hommes.

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