en chantant

Est-ce qu’un auteur peut « pleurer » de tout, est-ce qu’un humoriste peut rire de tout ?

C’est en apparence la même question à ses deux extrêmes.
A y regarder de plus près, pas tout à fait.

Les rires peuvent être horribles s’ils sont moqueries ou ricanements.
Ce n’est jamais le cas des pleurs.
Ce faisant, un article, un livre, un reportage, un film, peut aller au bout de l’horreur pour la dénoncer, essayer de la combattre. Ou par devoir de mémoire.

Peut-il en être de même d’une chanson ?
Avec « sa propre détresse », même si les grandes douleurs sont muettes, pourquoi pas ? « Ne me quitte pas », pleurer un peu en chantant comme une thérapie pour moins pleurer.
Peut-il en être de même avec, non pas la sienne, mais la détresse ou l’horreur subie par d’autres ? Peut-on là toujours « pleurer » en chantant, en musique, en public et, surtout, à quelles fins ?
Evidemment pas pour suspendre un succès à la corde de l’affect.
La seule raison qui vaille serait dans le pouvoir d’une chanson de lutter, ne serait-ce qu’un peu, contre l’horreur toujours présente qu’elle dénonce.

Des combats se sont gagnés au chant des partisans, mais ils ont engagé plus que leur chant.

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